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Les dangers des gaz non conventionnels (Eric Delhaye)

Première de couverture du rapport de Éric Delhaye sur les gaz non conventionnels

Alors que depuis Fukushima on parle plus que jamais d'exploiter massivement les gaz non conventionnels (gaz de schistes, de charbon, de sables...) au cours de la période de transition vers une production essentiellement fondée sur les énergies renouvelables, il est bon de lire sur les dangers de ces gaz le rapport de Éric Delhaye, ingénieur spécialiste de l'environnement et du développement durable.

Lire ou télécharger ce rapport

Image : Première de couverture du rapport de Éric Delhaye sur les gaz non conventionnels

Commentaires

Les multinationales

Les multinationales puisqu'ils n'arrivent pas à exploiter ce gaz dans les pays occidentaux, ils se tournent maintenant vers des pays comme la Tunisie ou peut facilement les corrompre. Un petit billet sur le sujet sur radio rmc

Et encore mieux

On fait la guerre a un pays, on laisse le chaos s'installer. Soit un gouvernement bien arrosé et corrompu prend le pouvoir et c'est tout bon, soit une organisation terroriste prend le pouvoir et vend le pétrole a prix cassé car illégal, c'est tout bénef aussi. (oui le pétrole de Daesh part vers la Turquie pays de l'OTAN). Michel

Paroles, paroles!

Avec l’actuel ministre en charge de l’Industrie, Éric Besson, homme de peu de parole qui, au lendemain de la catastrophe de Fukushima, déclarait agressivement qu’elle n’était pas une catastrophe et que l’« accident » n’avait rien à voir avec Tchernobyl, que nos propres centrales étaient à l’abri des risques liés aux séismes et aux inondations, il faut s’attendre à ce que les promesses d’interdiction de l’exploitation de ces gaz soient, comme tous les engagements pris en Sarkozie, à passer par pertes et profits.

Le règne de la lex œconomica

C'était prévisible!

L'Assemblée nationale a adopté hier le texte de loi de l'UMP interdisant la technique d'exploration dite « de la fracturation hydraulique » qui utilise de l'eau et des produits chimiques en grande quantité et qui entraîne de graves pollutions sanitaires et environnementales. Fort bien.

Mais l'article 2 du texte («Abrogation des permis exclusifs de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels préalablement délivrés ») dispose que « Les titulaires de permis exclusifs de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux devront, dans un délai de deux mois à compter de la publication de la loi, indiquer dans un rapport remis à l'autorité administrative qui leur a délivré le permis, les techniques employées dans les activités de recherches. Si ce rapport n'est pas remis ou s'il est indiqué que les titulaires du permis ont recours à la technique dite de fracturation hydraulique de la roche, les permis exclusifs de recherches concernés sont abrogés ».

Une fois encore la pression des intérêts marchands (en l'occurrence des sociétés de forage) l'a emporté sur le bon sens et le droit, la lex œconomica sur la lex juridica.

Les écologistes, Hulot compris, semblent en revanche bien se tenir.

Nicolas Hulot, une plaisanterie

Besson, une girouette. Mais il n'est pas la seule. Nicolas Hulot est un homme de médias, c'est donc par les médias qu'il a appris que le nucléaire était radicalement dangereux. Eh oui, notre explorateur médiatique a déclaré hier, en marge de la manifestation strasbourgeoise pour la fermeture de la centrale de Fessenheim, que Fukushima avait achevé de le convaincre qu'il fallait sortir du nucléaire. Comme Monsieur tout le monde, donc, Hulot reçoit ses démonstrations de l'image et des faits. Et c'est à cet homme-là, à cet esprit moins averti que des millions d'autres, comme il le reconnaît lui-même, et sur des questions dont il se dit spécialiste, que l'on confierait les fonctions de l'État les plus hautes! C'est une plaisanterie, non?

Hulot et les gaz de schistes

En ce qui concerne le sujet, les gaz non conventionnels, on peut lire sur le site de la Fondation de N. Hulot que « La Fondation Nicolas Hulot accueille favorablement le principe de ces études [en cours en février sur les impacts environnementaux de l'exploitation des gaz de schistes], dont les résultats devront ensuite être soumis au débat pour réfléchir à l'opportunité de s'engager ou non vers l'exploitation de ces ressources. »

En acceptant le préalable de ces études d'impact, dont celle commandée par Besson et Kosciusko-Morizet début février, N. Hulot ne s'en tient pas cette fois à la campagne médiatique qui fait rage au USA contre l'exploitation des gaz non conventionnels, ni aux faits de pollution déjà avérés qui l'ont suscitée.

Quel principe suit donc Hulot si ce n'est ni le principe de précaution ni le principe de l'analyse des risques réels?... Voir l'article de Rue89

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