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Un jugement très positif sur la politique tunisienne (D. Strauss-Kahn)

La révolution tunisienne – France Inter 

En visite à Carthage le 18 novembre 2008 Dominique Strauss-Kahn félicite le régime de Ben Ali dans les termes suivants :

« L’économie tunisienne va bien », « la politique économique qui est conduite [en Tunisie] est saine », elle est « un bon exemple à suivre » pour beaucoup de pays émergents, « le jugement que le FMI porte sur la politique tunisienne est très positif », « en Tunisie les choses continueront de fonctionner correctement » (propos diffusés par la télévision tunisienne).

DSK était également venu rencontrer les responsables économiques des secteurs privé et public. Manifestement, il n'a pas ce jour-là croisé Mourad Ben Turkia, Président de l'université arabe des sciences. Nous reproduisons l'entretien que le 21 janvier 2011 ce dernier a accordé à Patrick Cohen (sur Inter) et dans lequel il révèle sa situation sous la dictature de Ben Ali.

 

On peut voir ici les images de l’intervention de DSK.

  • Length: 9:08 minutes (8.37 Mo)
  • Format: MP3 Stereo 44kHz 128Kbps (CBR)

Commentaires

Serge Degallaix, ambassadeur

Serge Degallaix, ambassadeur de France à Tunis, ne s'était guère montré moins « positif » quand en août 2007 il avait déclaré que la Tunisie n'était pas une dictature. C'est là l'une des dernières révélations de WikiLeaks. Voir le compte-rendu de Médiapart

Monsieur Le Directeur général


Monsieur Le Directeur général du Fonds monétaire international ne se soucie guère de la souveraineté des peuples. Les Grecs sont en train d'en faire l'amère expérience.

« AFP | 12.02.11 | 11h55

Le gouvernement grec a critiqué samedi les demandes de privatisations massives formulées la veille par le Fonds monétaire international et l'Union européenne afin de réduire l'endettement massif du pays.

"La conduite des représentants de l'Union européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne (...) a été inacceptable", a affirmé le porte-parole du gouvernement, George Petalotis, dans un communiqué.

"Nous leur avons demandé de nous aider et nous respectons entièrement nos obligations. Mais nous n'avons demandé à personne de se mêler des affaires intérieures du pays", a-t-il ajouté.

Les objectifs de privatisation de la Grèce ont été relevés à 50 milliards d'euros d'ici 2015, dont 15 milliards d'ici 2013 au lieu de 7 milliards initialement annoncé, ont indiqué vendredi les représentants de la "troïka" rassemblant les créanciers de la Grèce.

Cet objectif, issu d'une estimation du gouvernement grec, est "faisable" et "réaliste", a déclaré Servaas Deroose, représentant de la Commission européenne lors d'une conférence de presse à Athènes, à l'issue de la troisième inspection des finances du pays.

Ces privatisations entrent dans le cadre des réformes structurelles "nécessaires" que le pays doit "accélérer" et "étendre" pour parvenir à tenir ses objectifs, ont prévenu les représentants des trois organismes en plaidant pour un "élan décisif" de la refonte de l'économie du pays.

"Nous sommes dans le besoin mais nous avons aussi des limites (...) Nous ne négocierons les limites de notre dignité avec personne. Nous prenons des ordres seulement auprès du peuple grec", a déclaré M. Petalotis en soulignant notamment qu'aucune terre appartenant à l'Etat ne sera vendue.

Le programme économique du gouvernement grec "est dans les clous" mais "il n'y restera pas sans une accélération significative, et un élargissement des réformes", a averti vendredi le représentant du FMI Poul Thomsen.

Concernant les efforts déjà réalisés, la Troïka a donné un feu vert au versement en mars de la quatrième tranche du prêt de 110 milliards d'euros concédé à la Grèce en mai 2010, d'un montant de 15 milliards d'euros, au vu de l'assainissement réalisé.

La Grèce est parvenue en un an à réduire le déficit de ses finances publiques de six points de pourcentage grâce à des réformes structurelles majeures comme celle des retraites ou l'abaissement du traitement des fonctionnaires.

Pour mener à bien le programme de privatisations, un "inventaire" des propriétés publiques va être mené et une mission devra lister les priorités. "Personne ne veut que la Grèce mette en danger" son patrimoine historique et culturel, a toutefois répondu Poul Thomsen à une remarque sur la vente possible de monuments de l'Antiquité par le pays. »


Un grand économiste cet

Un grand économiste cet homme-là!... et un politique "providentiel".