Piégés dans une prison russe

Soumis par Res Publica le jeu, 2013-10-17 22:37

Ana Paula arbitrairement incarcérée dans une prison russe.

Ana Paula et 29 de ses coéquipiers de Greenpeace sont emprisonnés en Russie pour avoir voulu préserver l’Arctique des forages pétroliers. Notre communauté pourrait les faire libérer en aidant Greenpeace à lancer une mobilisation mondiale qui cible les plus grands partenaires internationaux de la Russie. Rassemblons un million de signatures pour leur rendre la liberté.

Ana Paula est une Brésilienne de 31 ans qui voulait simplement protester pacifiquement contre les forages pétroliers russes dans l’océan Arctique. Aujourd’hui, elle est emprisonnée à Mourmansk en Russie avec ses 29 coéquipiers du navire de Greenpeace Arctic Sunrise, et aucune libération n’est en vue. Mais ensemble, nous pouvons leur lancer une bouée de sauvetage.

Ces militants de Greenpeace, dont certains sont placés à l’isolement, sont menacés de quinze ans d’emprisonnement pour une accusation de piraterie montée de toutes pièces. Leur crime? Avoir suspendu une banderole sur une plateforme pétrolière russe pour dénoncer le danger des forages offshore dans une des zones les plus belles et les plus fragiles de notre planète. De nombreux gouvernements occidentaux les soutiennent déjà, mais aujourd’hui Ana Paula et Greenpeace demandent aux membres d’Avaaz de les aider à lancer une mobilisation véritablement mondiale.

Ensemble nous pouvons convaincre certains des plus grands partenaires politiques et commerciaux de la Russie -- le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud et l'Union Européenne -- d'intervenir pour la libération des 30 prisonniers de l'Arctique. Signez la pétition et rassemblons un million de signatures pour libérer Ana Paula et ses amis. Lorsque nous aurons atteint ce nombre, nous projetterons leur visage sur des bâtiments et dans des lieux publics dans des pays-clés afin que la presse ne les oublie pas.

La sœur d’Ana Paula raconte d’elle que « à bien des égards, ma sœur est une Brésilienne typique : bavarde, sociable et pleine de vie. C’est aussi une passionnée de la nature depuis toute petite et elle n'hésite pas à la défendre même si elle doit se mettre en danger pour cela. »

Ana Paula et ses coéquipiers pourraient maintenant perdre 15 années de leur vie, tout cela pour avoir tenté d’accrocher une banderole sur une plateforme pétrolière de Gazprom, la première en son genre dans l’Arctique. C’est une attaque très violente contre les défenseurs de l’environnement: stopper l’exploitation pétrolière dans l’Arctique, c’est protéger le dernier grand sanctuaire sauvage de la planète, où des marées noires sont quasiment impossibles à nettoyer.

Greenpeace a engagé de bons avocats qui soulignent que les trente militants ont été arrêtés dans les eaux internationales et que c'est la Russie qui a violé le droit international de la mer. Mais être du bon côté de la loi ne suffira pas à leur faire regagner la liberté et leur destin pourrait être scellé très rapidement à moins que la communauté internationale ne fasse comprendre à la Russie qu’elle ne se taira pas face à ce scandale.

Avaaz compte énormément de membres dans plusieurs de ces pays, notre voix y est puissante -- 5 millions rien qu'au Brésil! Si nous nous y mettons tous pour rassembler un million de signatures, les membres d'Avaaz au Brésil, en Afrique du Sud, en Inde et dans l'Union Européenne pourront encore accentuer la pression.

Ces trente militants ont été assez courageux pour aller affronter les géants pétroliers dans l’un des derniers sanctuaires écologiques de la planète. Leur bravoure est la raison des intimidations et des musèlements qu’ils subissent. Notre communauté soutient depuis longtemps les militants du monde entier. Libérons aujourd’hui les trente militants de Greenpeace.

Avec espoir et détermination,

Jamie, Alex, Emma, Marie, Lisa, Iain, Ricken, et toute l’équipe d’Avaaz

POUR EN SAVOIR PLUS:

Russie: Greenpeace n'avait jamais pensé à une accusation de piraterie (RTBF)
http://www.rtbf.be/info/societe/detail_russie-greenpeace-n-avait-jamais…

Piraterie : "La douteuse inculpation des militants de Greenpeace" (Le Monde.fr)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/02/piraterie-la-douteuse-…

Le knout contre Greenpeace, une Russie d'un autre âge (Le Monde.fr)
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/09/le-knout-contre-greenpea…

Arctic Sunrise : qu’en disent les experts ? (Greenpeace)
http://energie-climat.greenpeace.fr/arctic-sunrise-quen-disent-les-expe…

Les Pays-Bas veulent libérer les militants Greenpeace détenus en Russie (LCI.fr)
http://videos.tf1.fr/infos/2013/les-pays-bas-veulent-liberer-les-milita…

Interpellation, arrestation des militants de Greenpeace et prise de contrôle de l'Arctic Sunrise par les gardes-côtes et les commandos marine russes (reportage de Francetvinfo publié le 25/09/2013):

Commentaire(s)

Polit'producteur (non vérifié)

sam, 2013-11-23 00:14

Russie : la quasi-totalité des militants de Greenpeace en liberté sous caution

(AFP) – il y a 1 heure

Saint-Pétersbourg — Presque tous les membres de l'équipage du navire de Greenpeace arraisonné en septembre en Russie étaient sortis de prison sous caution vendredi, mais la justice internationale a réclamé qu'ils puissent quitter le pays.

Le Tribunal international du droit de la mer, basé à Hambourg et saisi par les Pays-Bas, dont l'Arctic Sunrise de Greenpeace bat pavillon, a ordonné de lever la saisie du navire contre le versement d?une caution de 3,6 millions d'euros et de permettre aux membres étrangers de l'équipage de quitter le pays.

Cette juridiction des Nations unies compétente pour régler les litiges maritimes internationaux, a demandé dans sa décision à la Russie d'autoriser "toutes les personnes qui ont été détenues (...) à quitter le territoire et les zones maritimes relevant de sa juridiction".

Les membres étrangers de l'équipage, libérés sous caution de 2 millions de roubles chacun (45.000 euros), ne peuvent quitter le territoire russe selon la décision des tribunaux de Saint-Pétersbourg, a indiqué à l'AFP le directeur exécutif de Greenpeace Kumi Naidoo, qui se trouvait à l'audience à Hambourg.

"A cette heure, 29 (sud 30 ndlr) ont bénéficié d'une décision de libération sous caution, 23 ont déjà été relâchés. Nos collègues russes ont rejoint leurs familles à Moscou mais le reste de nos collègues du monde entier n'ont pas le droit de quitter le pays", a-t-il déclaré.

La diplomatie russe a d'ores et déjà déclaré que Moscou, qui a boycotté le procès, ne reconnaissait pas en ce cas précis la compétence du tribunal international du droit de la mer, qui empiète selon elle sur son "droit souverain".

Le capitaine de l'Arctic Sunrise, l'Américain Peter Willcox -- qui commandait en 1985 le Rainbow Warrior dynamité par les services secrets français en Nouvelle-Zélande -- est sorti vendredi de son centre de détention à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) après le versement de sa caution.

"Une saga loin d'être terminée"

"Nous menons des actions pacifiques et non-violentes. C'est la première fois, la première fois en 40 ans, que je passe plus d'une nuit en prison. Et comme tous mes collègues, cela ne m'a pas plu", a déclaré à sa sortie ce militant de longue date de Greenpeace, âgé de 60 ans.

Le Suisse Marco Weber, les Néerlandais Faiza Oulahsen et Mannes Ubels, le Canadien Paul Ruzycki, les Britanniques Kieron Bryan et Anthony Perrett et l'Argentin Miguel Hernan Perz Orzi ont aussi été libérés.

Ils ont été suivis un peu plus tard par les Britanniques Alexandra Harris, Frank Hewetson, Iain Rogers, le Néo-Zélandais Jonathan Beauchamp, la Turque Gizem Akhan, l'Ukrainien Rouslan Iakouchev et le Canadien Alexandre Paul.

Le Suédo-Américain d'origine russe Dmitri Litvinov et le Russe Roman Dolgov, pour lesquels la justice s'est prononcée vendredi, ont aussi pu quitter dans la soirée leur prison.

Onze membres d'équipage avaient déjà été libérés mercredi et jeudi.

"Une saga loin d'être terminée"

Un seul militant, l'Australien Colin Russell, a vu sa détention provisoire prolongée de trois mois, jusqu'au 24 février. Selon l'ambassadeur australien en Russie, il devrait faire appel et est confiant dans la décision qui sera rendue.

Un peu plus tôt dans la journée, le président Vladimir Poutine a affirmé que les autorités russes n'avaient pas l'intention d'interférer dans cette affaire.

"La direction politique de la Russie n'a pas l'intention d'interférer dans ce procès", a-t-il déclaré après une rencontre à Saint-Pétersbourg avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

"Il n'y a pas d'intention d'aggraver quoi que ce soit ou de maintenir en détention quelqu'un en particulier", a-t-il ajouté.

Les 30 membres de l'équipage arrêtés en septembre après une action contre une plateforme pétrolière de Gazprom dans l'Arctique ont été inculpés de piraterie, puis, fin octobre, de hooliganisme.

Il n'a pas été clairement dit si la première accusation, passible de 15 ans de prison maximum, avait été levée, la seconde pouvant quant à elle entraîner une peine allant jusqu'à sept ans de détention.

Polit'producteur (non vérifié)

jeu, 2016-01-28 23:33

Navire de Greenpeace

Source : 20minutes.fr — 24 août 2015 19:46 ; Act: 24.08.2015 22:34

La Russie doit indemniser les Pays-Bas pour les dommages subis après l'arraisonnement en 2013 du navire de Greenpeace Arctic Sunrise, battant pavillon néerlandais.

«Le tribunal a conclu que les Pays-Bas ont droit à des dommages et intérêts en réparation des préjudices matériels subis par l'Arctic Sunrise et des préjudices matériels et immatériels subis par les 30 membres d'équipage de l'Arctic», a indiqué lundi la Cour permanente d'Arbitrage (CPA) dans un communiqué. Le bateau ciblait une plate-forme pétrolière.

Le montant de l'indemnisation sera déterminé plus tard, a précisé la CPA, qui siège à La Haye, rendant public un jugement qui avait déjà été rendu le 14 août. La procédure d'arbitrage a été initiée par les Pays-Bas. La Russie a pour sa part indiqué ne pas vouloir participer à l'arbitrage.

Membres d'équipage arrêtés

Les membres d'équipage, parmi lesquels 26 étrangers, avaient été arrêtés après une action ciblant une plate-forme pétrolière du russe Gazprom dans l'Arctique. La plate-forme se trouvait dans la zone économique exclusive de la Russie, pas dans ses eaux territoriales.

Accusés de piraterie puis de hooliganisme, ils avaient finalement été libérés et graciés alors que l'Arctic Sunrise était resté bloqué près d'un an à Mourmansk (nord-ouest).

«En arraisonnant, perquisitionnant, inspectant, arrêtant, saisissant et immobilisant l'Arctic Sunrise sans le consentement préalable des Pays-Bas, et en arrêtant, détenant et engageant une procédure judiciaire à l'encontre des 30 membres d'équipage, la Russie a manqué à ses obligations envers les Pays-Bas» en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la Mer, a soutenu la CPA.

(ats)