La preuve de l'antisémitisme de Dieudonné M'bala M'bala

Soumis par Critiquerongeuse le ven, 2014-01-03 17:51

Les vidéos des spectacles ou des causeries de Dieudonné M'bala M'bala sont vues par des millions d'internautes. Le comique a ainsi réussi son pari: tourner le dos aux médias officiels (qui l'avaient exclu à la suite d'un sketch  – cliquer ici – controversé – cliquer là – dans une émission animée par Marc-Olivier Fogiel en 2003) et parvenir néanmoins à gagner sur le net une audience digne des meilleurs scores de ces médias.

Cependant, les interviews qu'il a accordés en 2010 et 2011 à deux chaînes de télévision iraniennes ne connaissent pas la même popularité. En ligne leurs vidéos n'affichent que quelques milliers de vues. Il est vrai qu'elles ne nous donnent pas à voir le Dieudonné "drôle", mais un doctrinaire islamiste favorable à une expansion mondiale de la Révolution iranienne, lequel évite du reste de se faire connaître en tant que tel auprès de la «Dieudosphère». Etant donné le fanatisme dont il fait preuve, on doit même conclure que le clown dissimule à son public le sens profond de ses spectacles: l'humour est pour lui, dit-il à la télévision iranienne, un moyen de combattre le sionisme et de libérer les valeurs islamiques que défend exemplairement la République des mollahs. En revanche, lorsque dans l'entretien avec Olivier Mukuna que vient de publier le site femmesdechambres.be, Dieudonné évoque la République et invoque la Révolution, il se garde bien de préciser que pour lui elles doivent être islamistes.

Mais en découvrant ces interviews, notre attention n'a pas tant été retenue par l'expression des opinions "politiques" de Dieudonné – que du reste il est bien libre d'avoir comme de ne pas les exposer en tout lieu –, que par le démenti qu'ils permettent d'apporter à la dénégation de son antisémitisme.

Pour ne pas être plus longs, nous vous invitons à regarder notre vidéo qui apporte la preuve de cet antisémitisme, conscient ou inconscient, là n'est pas la question, chacun en décidera, à commencer par l'intéressé lui-même. Politproductions ne pouvait pas passer sous silence ce que peut-être des centaines de milliers de fans de Dieudonné ignorent quand il le suivent et le défendent par esprit d'anti-système.

La vidéo que nous avons mise en ligne ne comporte que quelques extraits des interviews de Dieudonné à la télévision iranienne. Pour que chacun puisse en prendre pleinement connaissance, et puisse en même temps s'assurer que les passages que nous en avons tirés ne sont pas le produit d'un montage fallacieux, nous les intégrons également à cet article, ci-dessous.

 

Dieudonné M'bala M'bala à la télévision iranienne MEMRI TV (7 avril 2010)

 

Interview de Dieudonné MBala MBala à la TV iranienne SAHAR 1/2 (diffusé le 2 février 2011)

 

Interview de Dieudonné MBala MBala à la TV iranienne SAHAR 2/2 (diffusé le 2 février 2011)

Commentaire(s)

Polit'producteur (non vérifié)

dim, 2014-01-05 23:44

Vous êtes bien gentil d'épargner à Dieudonné une critique de ses opinions politiques... En vérité elles sont redoutables. Lui et Soral sont des agents de l'Iran. Cette vidéo, que je n'arrive pas à intégrer dans ce post, le montre. Merci de la mettre en ligne.

Polit'producteur (non vérifié)

lun, 2014-01-06 16:16

Dieudonné, l’imposteur raciste, n’est pas l’ami du peuple palestinien

vendredi 3 janvier 2014

Der­niè­rement Dieu­donné a déclaré au sujet de Patrick Cohen, jour­na­liste à France Inter : « Moi, tu vois, quand je l’entends parler, Patrick Cohen, j’me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage. » Il ne s’agit ni d’une « erreur » ni d’un dérapage. Mais de posi­tions anti­sé­mites clai­rement et déli­bé­rément assumées depuis une bonne dizaine d’années. Les exemples en sont innom­brables.

Dieu­donné n’est pas un simple humo­riste, c’est avant tout un militant poli­tique d’extrême-droite. Et il y a une spé­ci­ficité. Avec une forme d’expression par­ti­cu­lière (humour), un voca­bu­laire pseudo-​​révolutionnaire (anti­système), et une cible du style fas­ciste des années 30 (le complot du "pouvoir juif mondial", de la finance mon­diale, de l’axe Israël-​​USA …), Dieu­donné attire cer­taines caté­gories, par­ti­cu­liè­rement dans la jeu­nesse, que le Front national serait inca­pable de mobi­liser.

C’est le cas par exemple quand il fait applaudir le néga­tion­niste Robert Fau­risson par 5.000 per­sonnes au Zenith en 2008. C’est le cas aussi quand il inter­viewe Serge Ayoub, alias Batskin, le chef de l’organisation d’extrême-droite JNR, Jeu­nesses natio­na­listes révo­lu­tion­naires, dis­soute après la mort de Clément Méric. La vidéo se conclut par une poignée de main entre ces deux hommes et une décla­ration « On repré­sente la France d’en bas … on a le même ennemi, c’est une évidence ».

C’est le cas aussi quand il prétend défendre les Pales­ti­niens en déve­loppant des thèses racistes et anti­sé­mites sous le couvert de l’antisionisme. Il détourne ainsi au profit de l’extrême-droite le juste sen­timent d’exaspération face à l’amalgame fait par les sou­tiens de la poli­tique israé­lienne entre anti­sio­nisme et anti­sé­mi­tisme. Il donne prise à tous ceux qui se com­plaisent dans une dénon­ciation sélective des diverses formes de racisme. Il fait le jeu d’Israël et de tous ses sou­tiens qui cherchent à dis­cré­diter voire cri­mi­na­liser toute forme de contes­tation de la poli­tique israé­lienne..

L’AFPS condamne et rejette ces amal­games qui amènent à traîner devant les tri­bunaux en toute igno­minie les mili­tants du boycott citoyen qui dénoncent la poli­tique colo­niale et raciste de l’Etat d’Israël.

L’AFPS condamne et rejette toute ins­tru­men­ta­li­sation de la cause pales­ti­nienne au service de délires com­plo­tistes racistes qui font le jeu de ses adversaires.

Le peuple pales­tinien n’a aucun besoin de tels faux amis. Notre combat pour les droits nationaux du peuple pales­tinien se fonde sur les prin­cipes uni­versels du droit des peuples. Il suppose le rejet déterminé de toute forme de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie, poisons dan­gereux que nous com­bat­trons sans faiblesse.

Le Bureau national

Lire le communiqué sur le site de l'Association France Palestine Solidarité

 

Dieudonné, le racisme et le fascisme ne nous font pas rire

samedi 4 janvier 2014 par le Bureau National de l’UJFP
 

Le 17 mai 2009, le Bureau national de l’UJFP avait publié un communiqué à propos de la liste que Dieudonné et Soral présentaient aux élections européennes, sous le titre « La liste Dieudonné/Soral : antisioniste ou démagogues opportunistes ? ».

4 ans et demi plus tard, nous ne retirons pas une ligne à ce texte.

Devons-nous en ajouter ?

Si oui, peut-être celles-ci :

L’antisémitisme de Dieudonné se pare de plus en plus des plumes d’un discours racoleur « anti-système », et nous ne savons pas toujours distinguer entre victimes et auteurs de cette confusion.

Pourtant il nous semble essentiel de rappeler à ceux qui subissent injustement les conséquences du néolibéralisme, de la crise économique, de la désignation identitaire et raciale que le geste protestataire proposé par Dieudonné est violemment raciste lui aussi, qu’il désigne lui aussi des boucs émissaires faciles en lieu et place de viser directement les vrais responsables du système, que du coup il les protège et leur est très utile.

Certes, ce discours prend d’autant plus facilement que, notamment, les dominants de notre société affichent leur solidarité sans faille avec l’Etat d’Israël et lui assurent l’impunité pour tous ses crimes.

Comment lutter contre cela ?

Dieudonné propose pitoyablement une quenelle antisémite, Soral propose la haine antisémite et homophobe. Nul doute que les Palestiniens aient urgent besoin de tels alliés ! Voilà qui ferait avancer leur cause !

La colère, l’indignation devant l’injustice peuvent être un moteur puissant vers l’action politique. Mais ce qui est proposé ici est une fuite vertigineuse vers le ressentiment et la haine, l’appel à frapper dans la rue, exactement comme ceux qui ont tué Clément... grands amis de Dieudonné et Soral, l’appel au fascisme.

De plus, Dieudonné, avec sa quenelle en guise de cervelle, promeut une confusion entre antisionisme et antisémitisme, la même exactement qu’entretiennent soigneusement les groupes sionistes qui le dénoncent, ceux pour qui toute mise en cause d’Israël et de ses lois est antisémitisme, la circulaire Alliot-Marie/Mercier enjoignant aux Procureurs de poursuivre les appels au boycott, au désinvestissement, et aux sanctions contre l’Etat israélien ; le gouvernement qui a confirmé cette circulaire. De fait ces gens, tout en s’opposant, contribuent à une racialisation généralisée qui divise la population en groupes ethniques, juifs, noirs, musulmans, arabes, Rroms : diviser pour régner.

Les meilleurs valets de cette politique sont aujourd’hui Soral et Dieudonné. Attaquer Dieudonné et laisser un Zemmour condamné se pavaner sur les plateaux télévisés, attaquer Dieudonné et aller comme François Hollande chez un chef d’Etat criminel de guerre chanter une sérénade énamourée, vouloir comme Manuel Valls interdire Dieudonné et pas la bande d’hommes armés qu’est la Ligue de Défense Juive, n’est-ce pas arroser soigneusement le ressentiment pour l’aider à devenir racisme ?

Soyons anti-système !

Agissons pour la justice et l’égalité, contre la haine raciale et toutes les discriminations. Dénonçons tous les régimes d’oppression, et agissons contre l’impunité du régime israélien d’apartheid en répondant à l’appel du peuple palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement, les Sanctions. Soyons acteurs pour un autre monde.

Le Bureau national de l’UJFP, le samedi 4 janvier 2014

Documents joints

Communiqué de l’UJFP : Dieudonné le 04-01-2014

4 janvier 2014
Document : PDF
271.4 ko

Lire le communiqué sur le site de l'UJFP

 

Entre l'humour glauque de ce navet et les déclarations de Dieudonné à la TV iranienne, y a-t-il une différence idéologique? Personnellement, je n'en vois aucune, je ne vois pas le second degré, et comme pour M'bala M'bala l'humour est une arme au service de l'anti-sionisme (confondu avec l'antisémitisme, si j'ai bien entendu), j'ai sûrement raison. Jugez sur pièce.

À travers l'argumentaire de ses avocats plaidant devant le Conseil d'Etat, et dont ne peut pas penser qu'il n'ait pas été approuvé par leur client, Dieudonné baisse son pantalon et se plante une belle quenelle dans le fion. Il recule et s'engage à ne pas réitérer les propos qu'on lui reproche. Il fait moins le fier que dans les vidéos qu'il poste sur le net. Dans le 6e considérant de son ordonnance du 9 janvier, le Conseil d'Etat déclare en effet:

«Considérant qu’au regard du spectacle prévu, tel qu’il a été annoncé et programmé, les allégations selon lesquelles les propos pénalement répréhensibles et de nature à mettre en cause la cohésion nationale relevés lors des séances tenues à Paris ne seraient pas repris à Nantes ne suffisent pas pour écarter le risque sérieux que soient de nouveau portées de graves atteintes au respect des valeurs et principes, notamment de dignité de la personne humaine, consacrés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et par la tradition républicaine;»

Confirmation du recul de Dieudonné qui, au cours d'une conférence de presse, ce samedi, au théâtre de la Main d'Or, à Paris, a déclaré avoir décidé d'arrêter son spectacle Le Mur. «Comme nous sommes dans un état de droit, bien évidemment il faut se conformer à la loi», a-t-il reconnu. Il n'avait certes guère la possibilité d'en poursuivre la représentation, en raison de son interdiction. Mais enfin il aurait pu envisager une tournée en Iran et dans quelques autres pays amis des islamistes, où il aurait fait venir ses fans... lesquels auraient ainsi pu voir de près la République et la liberté d'expression dont rêve leur idole.

Ainsi Dieudonné se couche, à moins qu'il ne ruse... en prévision de son prochain spectacle écrit en trois nuits (!)... Asu Zoa, un mélange de «danse, musique et mime» qui «s'inspire de mythes ancestraux et de croyances primitives».

10 janvier 2014, par Emmanuel GRANGE

Depuis plusieurs jours, « l’affaire Dieudonné » a pris une ampleur considérable. En tant que professeur d’Histoire-Géo-Education civique, cette actualité fait écho à des sujets que j’enseigne au quotidien. Je travaille actuellement avec mes élèves sur l’exercice des libertés en France (4e) et sur l’antisémitisme à travers la montée du nazisme en Allemagne (3e). Bientôt, nous étudierons l’extermination industrielle des Juifs et des Tziganes lors de la Seconde Guerre mondiale. Alors que ces thèmes se retrouvent dans un débat public, faut-il parler de l’affaire Dieudonné en classe ? Oui, car c’est notre devoir d’éclairer les élèves sur ce qu’ils  entendent et vivent, surtout quand cela peut les mettre en porte-à-faux avec ce que nous leur enseignons. Mais comment s’y prendre ? LIRE LA SUITE

La dernière émission de Frédéric Taddeï, Ce soir (ou jamais!), ultime même si l'on en croit la rumeur selon laquelle l'animateur serait évincé de France 2 et le serait peut-être à la suite de cette émission du 10 janvier sur la question de savoir s'il faut interdire les spectacles de Dieudonné...

Pour l'instruction des négationnistes, révisionnistes et autres dieudolâtres, voir cette vidéo:

Eichammn, un procès

Émission diffusée le 08/04/2014 sur France 2 à 23h25. Durée: 1h29m

Le 11 avril 1961 démarre à Jérusalem le procès d'Adolf Eichmann, le premier criminel nazi à être soumis au jugement de ses victimes : un moment historique.

En avril 2011 est célébré le cinquantième anniversaire de l'ouverture du procès Eichmann. En effet, le 11 avril 1961 s'ouvre à Jérusalem un procès annoncé comme historique. Pour la première fois, un criminel nazi de premier plan va être soumis au jugement de ses victimes.

Le procès Eichmann marque un véritable tournant dans l'émergence de la mémoire du génocide des Juifs, en Israël, en Allemagne comme aux États-Unis. C'est le premier grand récit à portée transnationale qui construit le génocide des Juifs en événement distinct dans la Seconde Guerre mondiale.

Il a été voulu comme tel par ceux qui l'organisèrent à Jérusalem. Le Premier ministre israélien David Ben Gourion évoqua à son propos un « Nuremberg du peuple juif ». Il marque aussi « l'avènement du témoin ».

L'histoire est désormais racontée par ceux qui en furent les victimes. L'annonce de l'enlèvement d'Eichmann et de son transport clandestin en Israël a fait l'effet d'une bombe. Son écho dans le monde a été considérable. Son procès fut pensé comme un événement médiatique dont les objectifs étaient tout à la fois à usage interne et à usage international.

Il fut notamment filmé intégralement en vidéo pour les télévisions du monde entier. Le procès lui-même obéit à une scénographie préparée par le procureur israélien, Gidéon Hausner, qui laisse la première place aux témoins. Le film retrace toute l'histoire du procès Eichmann, depuis sa capture jusqu'à sa condamnation à mort, en passant par le procès lui-même - le premier du genre -, le poids historique des témoignages, le contre-interrogatoire d'Eichmann, son retentissement médiatique international, le positionnement des intellectuels de tous les continents autour du personnage d'Eichmann, de son rôle, de ses responsabilités.

Le procès d'Adolf Eichmann marque un tournant dans la mémoire de la Shoah, le début d'un processus au cours duquel le génocide des Juifs, d'un traumatisme terriblement douloureux et tabou, s'est transformé en mémoire collective institutionnalisée.

Ce film est l'histoire de ce tournant.

Documentaire.
Scénario de
Annette Wieviorka et Michaël Prazan.
Réalisé par Michaël Prazan. Produit par Kuiv.
Avec la participation de France Télévisions, Planète et Planète Justice.
Avec le soutien du Centre national du cinéma et de l'image animée, de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, du ministère de la Défense, secrétariat général pour l'Administration, direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives, de l'association Verbe et Lumière-Vigilance, de la Procirep et de l'Angoa.

La lettre d’un blogueur iranien emprisonné parle de torture

La lettre d’un blogueur iranien emprisonné parle de torture · Global Voices en Français | Résistances | Scoop.it

Via Scoop.it

Le blogueur iranien Siamak Mehr a été arrêté en 2010 et purge une peine de 4 ans de prison.

Mohammad Reza Pourshajari, un blogueur emprisonné connu sous son nom de plume Siamak Mehr, a écrit une lettre ouverte depuis sa prison où il parle de torture et des conditions de détention extrêmement difficiles en prison. La lettre, datée du 6 mars 2014, a été largement republiée par de nombreux sites Internet à la fin du mois de mars.

Le blogueur de 52 ans purge une peine de 4 ans dans la prison de Ghezel Hesar à Karaj, au nord-ouest de Téhéran. Il a été arrêté le 12 septembre 2010 pour “offense au Prophète” et “inimitié à l'égard de Dieu” dans ses billets de blog.

Dans sa lettre, Pourshajari a écrit:

«… dès mon arrestation dans mon appartement par les forces de sécurité, j'ai été torturé, battu et menacé d'être exécuté… Je suis l'une des victimes de la répression du régime islamique. J'ai été condamné à quatre ans de prison pour avoir écrit sur l'injustice et la violation des droits des citoyens [iraniens]… J'écris cette lettre dans une cellule de 21 mètres carrés avec 40 codétenus qui sont des criminels, des violeurs, des toxicomanes… La République islamique réprime systématiquement les droits civils fondamentaux et prive les gens de liberté.»

LIRE LA SUITE (et voir la vidéo...)

Le discours de Dieudonné est-il inspiré de « Mein Kampf » ? – Samuel Binyamin

La polémique sur la nature du discours de Dieudonné met en lumière une fois de plus les difficultés à reconnaître et à définir l’antisémitisme dans ses formes d’expression contemporaines.

A quel moment peut-on considérer que Dieudonné tient des propos antisémites ? S’agirait-il uniquement de quelques phrases condamnables ou bien d’une idéologie antisémite professée à chaque spectacle? Prendre pour cible les seuls juifs sionistes suffirait-il à le mettre à l’abri de toute condamnation ?

Pour éviter ces pièges linguistiques, tentons de définir les idées qui ont de tout temps caractérisé l’antisémitisme.

Les préjugés antijuifs se sont, tout au long de l’histoire, construits autour de deux idées: celle du Juif perfide, qui trahit, ment ou complote et celle du Juif dangereux, ennemi de l’humanité, démoniaque, inhumain et immoral.

Lorsque l’on met ces deux idées côte à côte alors la doxa antisémite pourrait se résumer à la formulation suivante : « les Juifs mentent dans le but de dominer les autres peuples, ils sont immoraux et constituent un danger pour l’humanité ».

C’est exactement l’idée que Dieudonné développe auprès de son public, à la différence près que la cible explicite n’est plus le « Juif » mais le « Sioniste ».

Cette étude a pour objet de dégager les principales idées véhiculées par Dieudonné en se basant uniquement sur les propos tenus lors de ses spectacles ou dans ses vidéos postées sur Internet (I).

A titre d’exemple, nous avons comparé ses propos à ceux que formulait Hitler dans son livre « Mein Kampf » (II). LIRE LA SUITE

Dieudonné véhicule quelques philosophèmes mal compris qui trouvent leur origine dans la manipulation de l’œuvre de Nietzsche après 1890, notamment par Elisabeth Förster-Nietzsche, adhérente au NSDAP à partir de 1930. Ces philosophèmes, que Dieudonné a pu hériter de ce sot malfaisant de Soral, sont notamment la culpabilisation juive de l’humanité à des fins de domination (dont il se moque dans "Shoananas" : "Tu me tiens par la Shoah, je te tiens par l'ananas"), la destruction des cultures populaires par les Lumières, etc.  Ces "philosophèmes" ont été repris par les nazis. On les trouve dans "Mein Kampf", quoique sous des formes nécessairement différentes. Exemple :

"Le Juif commence tout d’abord par compenser aux yeux du peuple les torts graves qu’il a eus envers lui. Il se transforme en premier lieu en ‘bienfaiteur’ de l’humanité. Comme sa bonté toute nouvelle a des motifs très intéressés, il ne peut pas observer le vieux précepte de la Bible qui professe que la main gauche doit ignorer ce que donne la main droite; il lui faut, bon gré mal gré, se résigner à faire savoir combien il est sensible aux souffrances de la masse et à publier tous les sacrifices qu’il s’impose personnellement pour les soulager. Avec cette modestie innée en lui, il trompette ses mérites dans le monde entier avec tant de persévérance que celui-ci commence vraiment à y croire. L’incrédule passe pour très injuste à son égard. Bientôt il donne aux choses une tournure telle qu’il semble que ce soit à lui qu’on ait toujours fait tort, quand c’est le contraire qui est la vérité. Les gens particulièrement sots lui font confiance et ne peuvent s’empêcher de plaindre le pauvre ‘malheureux’". (Hitler, Mein Kampf)

(Extrait d'un commentaire de Politproductions paru sur YouTube)

Le Monde.fr | 02.05.2014 à 17h52 • Mis à jour le 02.05.2014 à 20h23 | Par

 qui ne font que donner davantage d'écho aux organisateurs de l'événement.

Le mouvement « Debout les Belges », dirigé par le député belge d'extrême-droite Laurent Louis, projette d'organiser dimanche 4 mai, à Bruxelles, un « premier congrès européen de la dissidence », en présence notamment de Dieudonné, Alain Soral et Kémi Seba. Des orateurs catholiques et musulmans sont annoncés.

 

Ce meeting, pressenti comme clairement antisémite, serait en préparation mais le lieu où il se déroulera ne sera connu qu'à la dernière minute, ont laissé entendre les organisateurs. Ils espèrent ainsi déjouer la vigilance des autorités municipales, qui tentent d'empêcher une telle manifestation.

Les bourgmestres (maires) des dix-neuf communes qui composent la Région de Bruxelles ont été avertis par la Ligue belge contre l'antisémitisme. « Je ne peux imaginer qu'ait lieu dans ma ville le premier congrès antisémite depuis la fin de la deuxième guerre mondiale », a souligné le président de l'organisation, Joël Rubinfeld.

Plusieurs responsables ont confirmé vouloir « tout faire » pour éviter ce congrès. « J'appliquerai la doctrine Valls », a expliqué l'un d'eux, Olivier Deleuze, le maire écologiste de Watermael-Boitsfort, en faisant allusion à l'interdiction de spectacles de Dieudonné pour « troubles à l'ordre public ».

UNE MANIFESTATION « PRIVÉE ET SUR INVITATION »

Joëlle Milquet, la ministre fédérale de l'intérieur, affirme que ses services ont le dossier en main et déplore les commentaires publics « qui ne peuvent être que contre-productifs » – sous-entendu : qui ne font que donner davantage d'écho aux organisateurs de cet événement.

Le principal d'entre eux est le député belge Laurent Louis, qui siège comme indépendant après avoir été élu sur les listes d'une formation de droite, le Parti populaire. Il connait divers problèmes avec la justice, notamment pour avoir exhibé des photos d'autopsie extraites du dossier du tueur Marc Dutroux ou pour avoir traité publiquement de « pédophile » le premier ministre, Elio Di Rupo.

Selon le site Internet de son mouvement, il clôturera le congrès – manifestation « privée et sur invitation » – dimanche soir, avec « son grand ami » Dieudonné.

 Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen). Journaliste au Monde

depuis longtemps (non vérifié)

mar, 2015-01-27 12:49

Merci politproductions. Je pense hélas  qu'il ne sert à rien d'essayer d'expliquer, de prouver...

Les dieudo soral et cie sont perdus, à la recherche d'un méchant à leurs malheurs et surtout à leur médiocrité.

Rien de très original dans leur antisémitisme.

Leur haine, leur théorie on les connait et on sait ce que ça peut donner.

Perso, je joue au con, et laisse s'exprimer les haines tellement banales désormais. Ainsi je sais à qui j'ai à faire.

Si certains ont encore besoin qu'on leur prouve l'antisémitisme de ces mecs c'est qu'ils ne veulent pas le voir et donc le cautionnent, l'affectionnent... Moi je vais essayer d'épargner le pire aux miens... quand aux néofaschaodieudo, je les vois, je les entends, je les connais... tellement prévisibles,... laissons les dans leur obscurité... et veillons.

B.

Il y a beaucoup d'attaques non fondées mais je comprends qu'il y a de nombreuses confusions, la semaine dernière je faisais le calcul duflot à un client et il me faisait par de son point de vue et j'ai compris qu'il confondait le sionisme qui est un système politique et qui peut être critiquée tout comme la république française ET le judaisme qui est une religion et qui doit être respectée au même titre que les autres.