Pourquoi s'opposer au Front national?

Soumis par admin le mer, 2011-06-22 18:50

 INTERET-GENERAL.INFO  Berlin, Porte de Brandebourg, avril 1945

Le FN monte vers le pouvoir. Aucun des médias «officiels» ne semble vouloir lui faire barrage ni même faire connaître au public la réalité profonde de ce parti et de son idéologie, inchangée en dépit des apparences républicaines que tente de lui donner Le Pen (nous laissons tomber le (faux) prénom de Marion, pour des raisons évidentes dont la première est que le père est officiellement rangé des voitures).

Face à cette incurie des médias (voire à leur complaisance, condamnable eût-elle pour seule finalité d'accroître la visibilité d'un parti repoussoir pour en favoriser d'autres – manipulation qui nous valut sous Mitterrand l'entrée du FN à l’Assemblée nationale), il revient au net de combattre la bête immonde.

Nous ouvrons ce forum à toutes les discussions, analyses, informations et protestations susceptibles de contribuer à ce combat.

Et pour tirer les premiers nous vous invitons à lire cet article publié sur Politproductions.

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Commentaire(s)

Polit'producteur (non vérifié)

jeu, 2013-07-11 22:35

L'affaire remonte à 2010, mais elle est suffisamment inquiétante pour être rappelée: un appel à tuer les pédophiles comme de simples lapins lancé par Richard Jacob, conseiller municipal FN d'Auxerre, et jugé seulement excessif et regrettable par la présidente du Front national: Polémique autour des propos scandaleux d'un élu FN d'Auxerre

Le même vient d'être condamné (le 20 juin) à deux ans d'inéligibilité, six mois de prison avec sursis et 2.000 euros d'amende, par le tribunal correctionnel d'Auxerre pour violences et provocation à la haine en raison de l'orientation sexuelle, vraie ou supposée, des victimes.

«Le 16 février sur le parvis de l'hôtel de ville d'Auxerre, quelques dizaines de manifestants s'étaient rassemblés pour soutenir le projet de loi ouvrant le mariage aux homosexuels. Une altercation avait alors éclaté entre les manifestants et un conseiller municipal FN, Richard Jacob.

Trois personnes, dont une jeune fille de 17 ans, avaient été très légèrement blessées et avaient déposé plainte. La jeune fille a accusé l'élu de lui avoir donné un coup de pied au visage, tandis que les deux autres lui ont reproché de les avoir bousculés. [...]

Selon les victimes et des témoins, Richard Jacob aurait tenu des propos comme "Les pédés au bûcher", "Je ne veux pas de pédé ici, vous devez crever".» Pour en savoir plus

Le conseiller municipal frontiste d'Auxerre a indiqué qu'il ferait appel de cette décision du Trinunal correctionnel. Un appel au meurtre?

 
 

Soutenons Mediapart contre le Front national

 
 
Le Front national, tente d'empêcher Mediapart d'exercer son droit d'informer ses lecteurs, en attaquant le journal en diffamation. 
Mediapart, est un contre pouvoir nécessaire, il permet d'alerter les citoyens sur les agissements des pouvoirs politiques. 
 
Une fois encore lorsqu'un media informe sur les actions des personnalités politiques, ceux-ci décident d'aller en justice. Ces attaques en justice systématiques créent un climat d'intimidation entre le pouvoir politique et la presse libre.
 
Jeudi 18 juillet Mediapart publiait un article intitulé :
 
 
Dans cet article le journal en ligne explique contrat de travail à l'appuie que Louis Alliot le Compagnon de Marine Le Pen est embauché 5 006,95 euros brut. Une somme particulièrement généreuse, alors que Louis Aliot n'est ici employé qu'à temps partiel : 17,5 heure par semaine.  Selon les informations de mediapart, les services financiers de l'hémicycle ont demandé, dans un courrier daté du 25 juillet 2012, des explications à la présidente du FN sur le contrat, en s’appuyant sur l'article 43 d'un règlement du Parlement européen entré en vigueur en juillet 2009. Celui-ci stipule que l'enveloppe mise à disposition par le parlement, pour chaque eurodéputé, ne peut pas « financer les contrats permettant l'emploi ou l'utilisation des services des conjoints des députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux ».
 
Jugeant le titre dangereux pour son poste, Louis ALLIOT a décidé de porter plainte pour diffamation, Marine Le Pen a, elle aussi l’intention de porter plainte jugeant les « accusations calomnieuses.
 
On comprend que le Front National n'apprécie pas d'être pris la main de le sac pour népotisme alors qu'il prend un malin plaisir à dénoncer les mêmes pratiques dans d'autres partis.
 
Cette tentative d'intimidation visant à faire taire le journal et à l'empêcher d'exercer son droit d'informer ne peut être acceptée. 
Il ne peut y avoir de démocratie sans liberté d'informer. 
 

 

La banalisation du nazisme vient encore d'être illustrée (le 21/07/2013), à l'encontre des Gens du Voyage et par un membre de l'UDI de Jean-Louis Borloo, Gilles Bourdouleix, député-maire de Cholet dans le Maine-et-Loire (tendez bien l'oreille, c'est à la fin de l'enregistrement - ou cf. la transcription infra ):

Gens du voyage : « Y a pas moyen de trouver un terrain d’entente avec vous. Vous savez tellement parler… ».

Brouhaha

Gilles Bourdouleix : « Y a la loi. La loi, elle s’applique ».

Gens du voyage : « Vous savez parler mieux que Sarkozy ».

Gilles Bourdouleix : « La loi, elle s’applique »

Brouhaha

Gilles Bourdouleix : « Demandez à M. Estrosi. Demandez à M. Priou (NDLR : maires de Nice et de Guérande). La loi, elle s’applique ».

Brouhaha

Gilles Bourdouleix (moins fort) : « Comme quoi Hitler n’en a peut-être pas tué assez… »

Enregistrement publié par le Courrier de l'Ouest (2013/07/22)

Ce que l'on entend: un "Heil Hitler!" venant de la foule; des rires, ensuite G. Bourdouleix qui demande: "Qu'est-ce qu'il y a vous?", et enfin qui lâche ou lance: "Et comme quoi il en a peut-être pas tué assez, hein!":

Première remarque, le "hein" final du député-maire est ponctué d'une exclamation ironique, et non d'interrogation. Il exclut donc l'interprétation donnée par ce dernier au micro de Laurence Ragon, journaliste à FR3, par laquelle il se justifie en dénonçant une manipulation de l'enregistrement:

En revanche, il est à remarquer qu'on entend un clic, susceptible d'être celui d'une coupure, juste avant le "Heil Hitler", d'une part, et, d'autre part, que G. Bourdouleix ne dit pas exactement, comme on l'a souvent écrit, "Comme quoi Hitler n'en a peut-être pas tué assez", mais "Et comme quoi il n'en a peut-être pas tué assez, hein!". Est-ce à dire que, comme il l'a prétendu, G. Boudouleix répondrait (en renchérissant, ce qu'il conteste) au propos d'un journaliste que l'on aurait coupé au montage? Pas nécessairement, le député-maire a très bien pu répondre au "Heil Hitler!" : "Qu'est-ce qu'il y a vous?", puis (probablement en aparté ou en tournant les talons) : "Et comme quoi il en a peut-être pas tué assez, hein!". Reste le "Hein!" ("hein!" et non pas "hein?" ou prétendument "quoi?" à l'adresse d'un journaliste) qui, lui, ne supporte pas l'interprétation que voudrait faire accroire Gilles Bourdouleix:

Enfin, quant au sens de l'expression de son prétendu "dépit" et du bonheur qu'il prête aux  Gens du Voyage de l'avoir comme interlocuteur, lui, au lieu d'Hitler, G. Bourdouleix nous doit incontestablement une exégèse...

Gilles Bourdouleix condamné à une amende pour «apologie de crime contre l'humanité»

Le Monde.fr | 12.08.2014 à 11h06 • Mis à jour le 12.08.2014 à 15h17| Par

Gilles Bourdouleix en juin 2011 à Cholet.

 
Gilles Bourdouleix, maire fraîchement réélu de Cholet (Maine-et-Loire) et député (ex-UDI), a été condamné, mardi 12 août, à une amende de 3 000 euros. La cour d'appel d'Angers devait se prononcer sur des propos que l'élu avait tenus en juillet 2013 : au cours d'une altercation sur un terrain agricole de sa commune occupé illégalement par plus d'une centaine de caravanes de gens du voyage, l'élu, cible de saluts nazis et d'accusations de racisme, avait glissé à un journaliste : « Hitler n'a peut-être pas tué assez » de gens du voyage.
 
Poursuivi pour « apologie de crime contre l'humanité », l'élu avait été condamné en première instance à 3 000 euros d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel d'Angers. Trois mois avant les élections municipales, il avait fait appel du jugement, s'estimant innocent au regard du contexte dans lequel ces propos avaient été tenus. Il encourait une peine de cinq ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
 
HOSTILITÉ RÉPÉTÉE À L'ÉGARD DES GENS DU VOYAGE
 
Rapportées le lendemain par le quotidien régional Le Courrier de l'Ouest, ses paroles avaient provoqué un tollé dans les états-majors des partis politiques. Les cadres de l'Union des démocrates indépendants (UDI) puis Jean-Louis Borloo, alors président du parti centriste, avaient condamné les propos et exigé l'exclusion de M. Bourdouleix de la formation politique. Ce dernier les avait pris de vitesse et démissionné.
 
L'élu a de nombreuses fois fait parler de lui pour son hostilité à l'encontre des gens du voyage. En 2006, il avait lancé une pétition à destination des 36 500 maires de France, réclamant que ces élus aient autorité pour obliger la police nationale à intervenir en cas d'occupation illégale.
 
Les déboires judiciaires de M. Bourdouleix n'ont toutefois pas empêché sa réélection à la tête de la mairie de Cholet. Candidat à sa succession lors des dernières élections municipales, le maire était alors à la tête d'une liste majoritairement composée de l'équipe municipale sortante. Membre (non inscrit) de l'opposition parlementaire, M. Bourdouleix, une fois le feu médiatique passé, a bénéficié de la mansuétude de l'UMP et de l'UDI.
 
Sans le soutenir officiellement, les dirigeants des deux partis lui ont néanmoins ouvert le chemin d'un quatrième mandat consécutif en prenant soin de n'investir aucun candidat pour la conquête de la mairie de Cholet. Le maire sortant a été largement réélu avec plus de 55 % des suffrages exprimés au second tour.

Invité d'Europe 1-i>Télé le 8 septembre dernier, l'ancien Premier ministre conseille à ses amis (et par la même occasion à tous les Français), dans le cas d'un duel entre le FN et le PS aux municipales, de voter «pour le moins sectaire».

Absurde Fillon, et racoleur de mauvaise foi, quand il déclare qu'il a toujours été dans un combat total contre l'extrême droite ou qu'il n'est pas question pour lui de passer des accords électoraux avec le FN.

Pour gagner quelques points dans sa course à la présidentielle, pour damer le pion à ses concurrents immédiats, Copé et Juppé, Fillon est capable de prôner un vote FN, fût-ce sous condition. Nous sommes vraiment très mal partis! Ecouter François Fillon :

Ridicule! Ce n'est évidemment pas le mot "droite" que refuse l'actuelle présidente du FN, mais celui "d'extrême". Extrême, elle l'est pourtant en tout, et d'abord dans son déni de cette appartenance. Ce n'est plus une fixette, mais une véritable phobie obsessionnelle! D'où l'insistance de ses opposants qui se moquent bien d'elle (comme chacun sait, l'inconscient est une source du comique). Et leur résistance, car il s'agit de leur part d'un geste éminemment politique, en effet (MLP les accuse d'utiliser l'expression "extrême droite" de "manière politique"), que de refuser la banalisation de l'étiquette de ce parti traditionnellement raciste, antisémite et xénophobe, fondé par la lie fasciste et nazie d'admirateurs de Mussolini et d'engagés volontaires dans la SS...

Le FN est d’extrême droite !

par · 3 octobre 2013

logoFNMarine Le Pen forte d’une dynamique qui est tout à la fois européenne et française, veut aller jusqu’au bout de son nouveau statut octroyé par Nicolas Sarkozy. C’est-à-dire partager des idées comme les autres. Elle se propose pour se faire de remettre en cause la liberté d’expression, si on dit que son parti est d’extrême droite. Et elle poursuivra en justice quiconque l’affirmera.

Chiche ! J’appelle tous les parlementaires, tous les démocrates à mettre sur leur blog ou site, statut Facebook, sur twitter, poster partout le Front National, Marine Le Pen est d’extrême droite. Dresser un mur citoyen ! Elle ne passera pas !

J’appelle à cet acte simple de résistance. Et qu’elle ose nous faire un procès !

Elle est d’extrême droite parce qu’elle estime qu’il y a des français qui par leur culture et leur histoire ne sont que des français de papier.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle ne respecte pas le principe d’égalité.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle veut porter atteinte à la liberté en faisant interdire de penser différemment.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle remet en cause la fraternité en pratiquant l’islamophobie.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle fait des élites des ennemis du peuple.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle s’attaque au droit des femmes par la remise en cause de l’avortement.

Elle est d’extrême droite par ses fréquentations d’extrême droite en Europe.

Elle est d’extrême droite parce que son sigle, la flamme, est la reproduction de celui du MSI, parti néo fasciste italien.

Toute l’idéologie Frontiste est bâtie autour du refus de l’égalité vécue comme un égalitarisme « nivélateur ». Toute la politique du Front National est construite sur la hantise du métissage et la stimulation de la xénophobie. Son appel au nationalisme est un danger pour la patrie car il est le ferment de tension civile et de haine.

Ne nous laissons pas intimider. Dites le haut et fort, oui elle est d’extrême droite !

http://www.cambadelis.net/2013/10/03/le-fn-est-dextreme-droite

... en 5 exemples.

Marine Le Pen réfute l'étiquette d'"extrême-droite" apposée au Front national. Notre contributeur Fabien Cazenave livre cinq éléments qui prouvent que le FN est bien à l'extrême-droite de l'échiquier politique en Europe. Lire la suite sur lexpress.fr

La solution qu'envisage certainement MLP, qu'elle prépare même sans doute, pour faire taire ces rappels sans appel de la fondation historique du FN, pour leur apporter enfin une réponse définitive, est de refonder et renommer le parti. Mais papa l'acceptera-t-il? La vieille souche déssoudée par «la vague bleu marine» ne le voudrait pas (lire Le FN n'exclut pas de changer de nom). En tous cas, si elle le faisait, il faudrait trouver autre chose pour la contrer. En d'autres termes, il faudrait enfin "se payer" son programme absurde...

La «GUD connection» tient les finances de Marine Le Pen

Marine Le Pen a confié à la galaxie des anciens du GUD, groupuscule étudiant d’extrême droite radicale, de nombreux postes financiers, leur conférant la haute main sur la trésorerie du parti. Au centre de cette nébuleuse : Frédéric Chatillon, dont la société a perçu 1,6 million d’euros pendant la campagne présidentielle, d’après des documents consultés par Mediapart.

Le Front national n’est pas « d’extrême droite ». C’est le nouveau combat sémantique de sa présidente, qui menace d’« actions en justice » ceux qui continueraient à accoler ce qualificatif à sa personne et à son parti. Pourtant, depuis son arrivée à la tête du Front national, Marine Le Pen a confié au cercle des anciens du GUD (Groupe union défense) de nombreux postes et missions financières, leur conférant la haute main sur la trésorerie du parti, d’après des documents inédits consultés par Mediapart.

Au centre de cette nébuleuse, le sulfureux Frédéric Chatillon, chef emblématique du GUD dans les années 1990. Cette organisation étudiante d’extrême droite radicale s’est fait connaître par ses actions musclées, racontées par Chatillon et ses acolytes dans Les Rats maudits. Nationaliste révolutionnaire, adepte des arts martiaux, il sera aussi directeur de la librairie révisionniste Ogmios.

Frédéric Chatillon lorsqu'il était chef du GUD, à partir de 1991.
Frédéric Chatillon lorsqu’il était chef du GUD, à partir de 1991.© Les Rats Maudits
 

 

Info <info@act… (non vérifié)

mer, 2013-10-09 18:11

Bonjour,

Nous vous transmettons ce message écrit par Julie Del Papa pour la soutenir dans son combat contre l'extrême droite. Elle rappelle les faits, explique la situation et invite à se mobiliser en signant la pétition.

Merci pour elle de diffuser ce message partout où vous le pouvez par email, sur les réseaux sociaux sur votre blog, à la presse, etc, atteignons les 20 000 signataires.

Benjamin pour Active Generation et la communauté des utilisateurs de http://www.wesign.it/

Cela va faire bientôt un mois que je suis victime d'attaques sur internet. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler ici ou . Ces attaques n'ont pas cessé mais elles viennent de changer de forme.

Après deux semaines de recul sur les réseaux sociaux, je reprenais le contrôle de mon compte Twitter. Et dans le quart d'heure, mon retour était signalé sur les réseaux fascistes, preuve que je suis traquée, surveillée. Le lendemain, un faux compte Twitter usurpait mon identité et tweetait en mon nom. Ce compte était identique au mien, à un détail près : en fond d'écran, le sexe d'un homme noir en érection. Dans la foulée un blog hébergé par WordPress avait été créé, où nous pouvions trouver un montage photo d'une scène pornographique avec ma photo. Le visage de la femme était remplacé par le mien et le sous-titre précisait que c'étai t une photo exclusive «  du viol de Julie Del Papa ! ». Soudaine envie de vomir…

Après avoir alerté mes ami-e-s et camarades, et interpellé Twitter France publiquement, nous avons signalé le compte usurpant mon identité et le blog, et ils ont rapidement été suspendus. C'est alors qu'un deuxième compte Twitter, ressemblant fortement au premier, a été mis en ligne, mais avec des éléments nouveaux : des photos de ma propre famille, dont ma petite sœur de deux ans, toujours sur fond pornographique. Le compte a été suspendu dans les 24 heures grâce à vos nombreux signalements. Un grand merci encore à vous tou-te-s.

Je suis allée déposée une nouvelle plainte contre X au commissariat d'Avignon, pour usurpation d'identité.

Ces méthodes sont inqualifiables et cette attitude est révélatrice de ce qu'est l'extrême droite et le Front National. Insultes, intimidations, appel à la haine, sexisme, racisme, humiliation, machisme, soumission, référence au nazisme… Celles et ceux qui utilisent ces méthodes et qui revendiquent publiquement leur soutien au Front National ne sont pas républicain-e-s. Et ce parti d'extrême droite n'est pas républicain.

Il est temps d'agir. Le Parti de Gauche, par la voix de Martine Billard, sa co-présidente, m'a réaffirmé son soutien et m'accompagnera dans toutes mes démarches pour que cette affaire soit traitée au plus vite. Elle a alerté le cabinet de Christiane Taubira et a évoqué ce que je subissais lundi soir dans l'émission Mots Croisés en s'adressant au vice-président du Front National, Florian Philippot. De plus, le Gouvernement, notamment les ministres Christiane Taubira et Manuel Valls, a été interpellé de différentes façons par notre députée du PCF/Front de Gauche, Marie-George Buffet, et par Sergio Coronado (EELV), Sandrine Mazetier (PS) et Jérôme Guedj (PS). Ces soutiens sont un premier pas essentiel, mais les réponses fournies par les pouvoirs publics ne suffisent pas. La Justice fait traîner l'affaire, il est temps de lui demander d'agir et de mettre la pression sur Twitter et WordPress pour qu'ils arrêtent de protéger des criminels.

La pétition lancée il y a environ trois semaines a déjà récolté plus de 9000 soutiens. Il nous faut tous et toutes la relancer pour que je puisse remettre un maximum de signatures à la Ministre de la Justice: http://nopasaran.wesign.it/fr. Elle est un point d'appui nécessaire à notre démarche. Nous tiendrons alors une conférence de presse pour rendre compte des différentes démarches mises en œuvre.

A l'heure où le Front National profite des bassesses du système médiatique et de l'agonie de la Vème République, nous nous devons, ami-e-s, camarades, républicain-e-s de tous bords, de faire apparaître au grand jour les visages des soutiens les plus fervents du Front National et de l'extrême-droite française.

Le FN est-il d'extrême droite?

57% des Français pensent que oui selon un sondage YouGov

Le HuffPost  |  Par Geoffroy Clavel

Publication:   |  Mis à jour: 08/10/2013 08h28 CEST

 

FRONT NATIONAL - Le FN a beau refuser l'étiquette de parti d'extrême droite, c'est pourtant bien celle-là qu'une majorité de Français continue de lui accoler. Notre baromètre YouGov pour Le Huffington Post et Itélé à paraître ce jeudi le confirme: 57% des personnes interrogées considèrent que le parti de Marine Le Pen se situe bien à l'extrême droite de l'échiquier politique.

Selon cette étude réalisée auprès de 936 Français entre le 4 et le 6 octobre, 16% d'entre eux classent le Front national à droite. Et seules 11% des personnes interrogées jugent que le FN n'est "ni de gauche ni de droite", comme le martèlent pourtant tous les cadres frontistes.

LIRE AUSSI: Peut-on dire que le FN est un parti d'extrême droite?

La semaine dernière, Marine Le Pen s'était emportée contre les médias qui classent systématiquement le Front national à l'extrême droite, menaçant journalistes et patrons de journaux de représailles devant les tribunaux. Ce lundi, la première sentence est tombée: Laurent Joffrin, le directeur de la publication du Nouvel Observateur, a annoncé avoir reçu une citation à comparaître de la présidente du Front national, qui l'assigne en justice au prétexte que son parti a été catalogué d'extrême droite dans l'hebdomadaire.

Marine Le Pen intentera-t-elle pour autant un procès à ses propres sympathisants qui sont 32% à placer leur propre parti du côté de la droite extrême? Seuls 20% des sympathisants frontistes interrogés estiment que leur formation politique de prédilection n'appartient ni à la gauche ni à la droite. Et près d'un tiers (32%) se classe plus volontiers à droite.

13-10-2013 par publié dans Logo du site Intégrales Productions

Le FN qui passe en force à Brignoles. Le FN qui n’est peut-être pas d’extrême droite. Le FN qui séduit de plus en plus le corps enseignant. Ces deux dernières semaines, le Front National a bénéficié d’un traitement édulcoré dans les médias, toutes tendances confondues. Comme si dans les esprits, le  »Rassemblement » de Marine était au « Front » de Jean-Marie ce que la cigarette électronique est à la clope à combustion : nouveau, léger, propre, social, et sans effets néfastes avérés. 

Marine Le Pen, avec une cigarette électronique en bouche.

Marine Le Pen, avec une cigarette électronique en bouche.

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Brignoles (Var) sur la carte du Monde

Brignoles, 16 368 hab. (2010), superficie 70,53 km²

D'abord, halte à l'hystérie qui s'empare de tous bords! Brignoles n'est pas la France, une cantonale partielle n'est pas la présidentielle, etc. Alors quoi? Les Français, disons républicains, ce que, répétons-le, n'est pas la vapotrice et néanmoins enfumeuse Marine Le Pen, sentent à la fois que la politique est dans une impasse et que le FN est tout sauf une issue. Pas d'affolement pour autant! Il devient seulement urgent de poser les véritables problèmes au centre de la cité. Nous les connaissons tous. Quant aux solutions, elles sont révolutionnaires et mondiales, et leur élaboration demande courage et coopération. Pour l'heure, pour ce soir, voici la seule pensée que m'inspire la victoire de ce trognon de FN dans ce trou du Var: Pauvres (pauvres) Brignolais! Quand on sait en effet comment les élus du FN ont jusqu'ici «géré» les affaires publiques... Si vous ne le savez pas, je vous recommande la lecture de cet article de synthèse par Dominique Sistach, maître de conférences à l'Université de Perpignan Via Domitia : Quand le FN est au pouvoir... quel bilan? Et si ma petite pensée du soir ne vous rassérène pas, vous pouvez toujours méditer celles de ces deux géants:

«L'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle peut résoudre» (Marx, Critique de l'économie politique),

«Là où croît le danger, là aussi croît ce qui sauve» (Hölderlin, Patmos).

Bandeau du site Basta!

Thomas Clerget - 5 juin 2014

Deux mois et deux conseils municipaux après l’investiture de Robert Ménard, élu maire avec le soutien du FN, une première série de décisions a rapidement attiré l’attention sur Béziers, l’une des quatorze villes françaises gagnées par l’extrême-droite. Sans surprise, une option sécuritaire se dessine, avec un doublement des effectifs de la police municipale sur la durée du mandat. Dix nouveaux agents, en plus des quarante déjà présents, sont en passe d’être recrutés. Autre mesure remarquée : une interdiction de circuler la nuit, du vendredi au dimanche soir, a été décidée pour les mineurs de moins de treize ans. Le couvre-feu s’appliquera du 15 juin au 15 septembre sur deux zones distinctes, soit l’hyper-centre et la Devèze, les deux quartiers les plus populaires de la ville. Robert Ménard n’hésite pas à justifier la mesure par les risque d’« atteintes à leur intégrité physique et morale, notamment en cas de rassemblements nocturnes, de rixes ou de disputes, de trafics divers ».

« Ordre esthétique »

Plus surprenante, une interdiction d’étendre son linge et de battre ses tapis par les fenêtres en journée, sous prétexte d’« attractivité économique et touristique de la ville notamment en matière d’ordre esthétique », cible les mêmes quartiers, confirmant des orientations socialement très sélectives. Jusqu’à verser dans la discrimination pure et simple ? Pour les élèves des écoles primaires, une délibération a restreint, à partir de la rentrée, l’accueil avant 8h30 aux seuls enfants dont les deux parents travaillent.

Une décision immédiatement dénoncée par l’opposition et attaquée par Aimé Couquet, élu du PCF, qui en demande l’annulation au sous-préfet, invoquant le principe d’« égalité d’accès au service public ». « C’était déjà en place pour les maternelles, je ne fais que l’étendre aux primaires », se défend Robert Ménard. Autre surprise pour les écoliers : le maire souhaite leur distribuer un uniforme gris portant le blason de la ville. « La blouse gomme les disparités de fortune », a-t-il justifié face à l’agitation déclenchée par cette annonce au conseil municipal du 27 mai. Rendons invisibles les inégalités sociales mais, surtout, ne tentons pas de les combattre [1] !

Austérité pour l’action sociale

Au nom de la réduction des impôts, ce sont 800 000 euros d’économies qui auraient été votées sur les budgets de l’éducation et de l’aide sociale, selon la conseillère d’opposition PS et ancienne députée Dolorès Roqué. De fait, le conseil municipal du 27 mai a entériné une diminution de 365 000 euros sur la subvention versée au Centre communal d’action sociale (CCAS), qui gère notamment l’aide alimentaire et l’aide à domicile, différents services de soutien aux personnes âgées, à la jeunesse ou encore au logement. Soit une baisse de près de 10 % de son budget. Une décision dont la légalité est elle aussi contestée par Aimé Couquet.

Autre indicateur de la ligne choisie par le maire, les nominations au sein du cabinet. Deux choix ont fait couler beaucoup d’encre : d’une part celui d’André-Yves Beck, idéologue du maire d’extrême droite Jacques Bompard à Orange pendant 19 ans, comme directeur de cabinet, d’autre part celui de Christophe Pacotte, ancien membre de Troisième voie et fondateur de Nouvelle résistance, deux groupuscules de l’ultra-droite, comme chef de cabinet.

Pas de deux avec le FN

Ces nominations étaient au centre d’un étonnant pas de deux entre Robert Ménard et le Front national. Après avoir affiché son soutien au candidat, puis associé Béziers à ses victoires municipales, le FN a pris quelques distances avec l’édile biterrois : « Il y a peut-être une certaine contradiction à dire « je ne suis pas Front national » comme s’il s’agissait d’un épouvantail, tout en prenant à son cabinet des gens qui sont beaucoup plus radicaux que ne le sera jamais le FN », a déclaré Louis Aliot, le 7 mai sur France Culture. Un positionnement que ne renie pas l’intéressé : « Nous sommes en désaccord sur certaines questions de société. J’étais présent aux Manifs pour tous, contre le mariage gay, mais je n’ai jamais vu Marine Le Pen. Elle a une prudence que je n’ai pas. »

La passe d’armes entre Robert Ménard et le vice-président du FN paraîtrait presque trop bien réglée pour être authentique. Béziers est-elle amenée à devenir un laboratoire pour la ligne dure de l’extrême droite, obligeant le FN à afficher, pour la galerie, un minimum de prise de distance ? Cette querelle entre Ménard et le FN, « c’est de l’enfumage », estime Dolorès Roqué, qui appartient à la même génération que l’ancien secrétaire général de Reporters sans frontières, croisé durant leur enfance commune à Béziers. Avant de conclure, dubitative : « On a l’impression d’avoir à faire à un personnage, à quelqu’un qui joue un jeu. Parfois, ça part dans tous les sens. Pourra-t-on tenir six ans à ce rythme ? »

 

Publié le

Par Rémi Banet

Une semaine après le rassemblement de la Manif pour tous organisé à Angers, à l’occasion de la venue de la garde des Sceaux, Angers Mag a publié sur son site une vidéo de la scène d’insultes qui suscite la polémique. Le chroniqueur de France Inter, François Morel, a réagi dans une chronique très partagée depuis.

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La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a dénoncé les insultes dont elle a été la cible. PHOTO AFP</p>
<p>AFP<br />
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Une peau de banane tendue en direction de la ministre. Et, entre deux drapeaux de la Manif pour tous, sous le regard d’adultes, une gamine qui crie : « La guenon, mange ta banane ! La guenon, mange ta banane !» Les insultes, rapportées aussitôt par la presse locale et commentées par Christiane Taubira, avaient été mises en doute par le candidat FN à la mairie d’Angers, Gaétan Dirand.

Dix jours après la suspension d’une candidate FN aux municipales, qui avait comparé la garde des Sceaux à un singe, Gaétan Dirand s’en est pris à Angers Mag. Dans un communiqué, le secrétaire départemental du FN du Maine-et-Loire demandait des « preuves » au journaliste ayant couvert la manifestation.

« Depuis 3 jours, l’ensemble de la presse locale et nationale se fait le relais d’un article d’Angers Mag […]. On y apprend que des slogans haineux et des propos racistes auraient été proférés par des manifestants (et notamment de la part d’une enfant de 12 ans) à l’endroit de la ministre. Etant moi-même présent dans les rangs des manifestants, je n’ai pas entendu d’autres slogans que ceux que nous entendons depuis bientôt un an dans les différentes manifestations parisiennes et angevines contre la dénaturation du mariage. »

Et le candidat FN à la mairie d’Angers ajoutait : « Il serait donc bon que ce journaliste apparemment bien à gauche au vu de l’article en question nous apporte des preuves de ses dires. » C’est désormais chose faite.

Vendredi 1er novembre, l'humoriste François Morel s'est par ailleurs adressé à la fillette auteure des insultes à Christiane Taubira dans son billet d'humeur sur France Inter. Une leçon de morale et d'histoire également destinée aux parents:

Le billet de François Morel: C'est pour qui la banane?

 

« "Taubira casse-toi, Taubira dégage, Taubira tu sens mauvais, tes jours sont comptés. Nous sommes le peuple (100 personnes), on ne veut plus de ta loi. Non à la dictature socialiste", criaient les enfants, sans vraiment comprendre la portée de leurs mots, dans des mégaphones presque aussi gros qu’eux, sous le regard amusé de parents fiers de leurs progénitures. »

www.angersmag.info le 26.10.2013

Le communiqué du sécrétaire départemental du Font National, Gaétan Dirand, sur son blog

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